15/01/19 - 2 chèvres

Depuis un certain temps, la police de Viroinval contactait le Refuge du Beaussart à Couvin au sujet d’un mouton et deux chèvres abandonnés sur la commune d’Oignies.

Les deux petites chèvres – mère et fille -avaient pris l’habitude de se balader sur la route reliant la France à la Belgique au risque de provoquer un accident où se voir elles-mêmes percutées par un véhicule.

Si la capture du mouton a été relativement aisée, il n'en a pas été de même pour les caprins qui sautaient les clôtures à chaque tentative.

Il a fallu trouver des ruses et c’est ainsi que nous les avons habituées à venir manger chaque jour au même endroit ; nous avons finalement réussi à les attraper.

Elles sont désormais à l'abri au refuge et pourront bientôt rejoindre le troupeau des caprins après une période de quarantaine.

Un grand merci à Bernard du Beaussart et ses bénévoles pour leur ténacité.


13/01/2019 - Prise en charge d'une jument

Née en 1991, Dulcinée est une jument borgne, enregistrée au poney de selle français.

Sa propriétaire, aux prises avec de graves problèmes financiers, n’arrivait plus à assurer l'entretien de la jument ce qui mettait son avenir en péril.

Placée momentanément en famille d'accueil en attendant le départ de Mulan, Dulcinée est arrivée au refuge où elle essaie de trouver sa place dans le troupeau.

Vu son âge, Dulcinée fera partie de nos résidents permanents.


09/01/2019 - Saisie de 16 chevaux sur Ciney

Quelques jours plus tôt, la police locale de Ciney sollicite « Animaux en Péril » et « Veeweyde » afin de prendre en charge 16 chevaux abandonnés depuis quelques mois par leur propriétaire sur un terrain de l’entité.

Les animaux appartiennent à un éleveur-marchand; le troupeau se compose de juments Camargue suitées (mères et poulains).

Cette demande d’intervention fait suite à plusieurs avertissements suivis de procès-verbaux à l’encontre du propriétaire qui ne prend pas les mesures nécessaires afin d’assurer les besoins physiologiques et éthologiques de ses animaux.

En outre, ces derniers parviennent régulièrement à s’échapper s’infligeant des blessures importantes au passage des clôtures de fils barbelés. Ils errent ainsi sur la voie publique avant d’être retrouvés par les autorités dans des champs voisins où ils tentent de se nourrir tant bien que mal. 

Le nombre d’animaux à prendre en charge est important.

C’est ainsi qu’ « Animaux en péril » sollicite la collaboration des autres refuges agréés pour équidés. 9 refuges seront nécessaires pour intervenir sur le terrain, à savoir « Animaux en péril », « Le Rêve d’Aby », « Equi’Chance », « Animal sans Toi..t », « Equi Rêve », « Opale », « Help Animals », « Les Amis des chevaux du Marais » et « Veeweyde ».

La répartition des animaux étant finalisée entre les différents refuges, la police interpelle le bourgmestre de Ciney dans le cadre d’un arrêté communal ordonnant la confiscation des animaux.

Pour rappel, depuis le 1er juillet 2018, le bourgmestre est la seule autorité communale à pouvoir décider de la saisie d’animaux maltraités sur son territoire.

C’est ainsi qu’en ce 9 janvier, les refuges précités se sont retrouvés en banlieue de Ciney afin d’être convoyés par la police jusqu’au lieu

d’intervention. 

Arrivées sur place, les équipes se rendent compte des difficultés qui vont se présenter à elles.

En effet, les animaux sont entièrement livrés à eux-mêmes et vagabondent entre leur «prairie» et les terres agricoles voisines. Il semble que l’état d’embonpoint des chevaux soit satisfaisant mais de toute évidence, ils sont désociabilisés par

manque de contact avec l’homme. Leur approche s’avère particulièrement compliquée et il faudra beaucoup de ruse afin de réussir à les capturer. Le nombre important d’intervenants sur le terrain s’avère donc plus que nécessaire. Durant plusieurs heures, les équipes s’ingénient à rassembler l’ensemble du cheptel dans un enclos de fortune dont certains réussissent malgré tout à s’échapper plusieurs fois. Petit à petit, individu par individu, les équidés sont attrapés et chargés dans les vans et camions des associations.

Au-delà du comportement très sauvage des animaux, s’ajoute la difficulté liée à la nature du terrain, entre un paddock boueux et des champs labourés, complètement imprégné des pluies diluviennes de la veille, entraînant ainsi des chutes et dérapages sans gravité.

Malgré tous ces obstacles, dès le milieu d’après-midi tous les rescapés avaient rejoint les installations sécurisées et confortables des 9 sanctuaires répartis dans toute la Wallonie.

Comme nous le disions plus haut, l’état d’embonpoint des animaux n’était pas alarmant et ce grâce au fait qu’ils ont été capables de trouver de la nourriture par leurs propres moyens. Sans ce réflexe, ils auraient souffert de dénutrition parce que le propriétaire ne leur fournissait aucun complément alimentaire tout-à-fait indispensable en cette saison hivernale.

La décision de saisie prise par le bourgmestre de Ciney s’inscrit comme un acte cohérent au regard des blessures des chevaux causées par les fils barbelés des clôtures lors de leurs nombreuses fugues.

Il est à noter que l’un des chevaux du troupeau est malheureusement décédé suite à ses conditions de détention et rappelons que sans l’intervention de la police et du bourgmestre, d’autres animaux du cheptel seraient probablement morts.

Il est important de préciser qu’il s’agit de la première intervention opérée entre plusieurs refuges depuis la mise en application du nouveau Code wallon du Bien-être animal (1er janvier 2019).

Le propriétaire encourt une peine beaucoup plus importante qu’auparavant puisque « les auteurs de faits de maltraitance sur animaux peuvent être condamnés jusqu’à 15 ans de prison et 10 millions d’euros d’amende ».

Dans l’affaire qui nous occupe ici, les refuges se constitueront partie civile afin que l’éleveur-marchand réponde de ses actes

devant la justice.

En ce qui concerne la destination finale des animaux, le bourgmestre de Ciney doit prendre une décision endéans les deux mois.

Les associations remercient le bourgmestre de Ciney ainsi que les services de la police locale

pour leur excellente collaboration et leur investissement dans cette intervention.


02/01/2019 - Une jument SBS

Les interventions démarrent très tôt en cette nouvelle année 2019.

A peine sommes-nous le 2 janvier 2019 que nous prenons déjà en charge une jument SBS (cheval de race de sport Belge).

Halla, née en 1991, a été prise en charge suite au décès de son propriétaire ; l'héritier ne souhaitait pas s'embarrasser d'une vieille jument percluse d'arthrose.

Etant donné la raideur de ses postérieurs et de son arrière main, Halla ne sait plus se relever dans un box. Dès lors, elle doit constamment rester en liberté ce qui nous a amenés à la mettre en prairie avec Baccara.

Halla est une grande jument vraiment gentille, une crème de mamy, elle fait désormais partie de nos résidents permanents pour ses dernières années de vie.